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Saiss: Gestion durable des nappes souterraines

Rôle des acteurs des filières agricoles dans la gestion de l’eau

Une publication  sélectionnée comme « editor’s choice »  met en exergue le rôle joué par les acteurs informels des filières irriguées par les eaux souterraines dans la gestion de l’eau en Afrique du Nord.

Ces travaux  visant à concilier une gestion durable des nappes souterraines avec le maintien d’une agriculture dynamique en Afrique du Nord, ont été menés par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) , l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV-Maroc), l’École nationale supérieure agronomique (ENSA-Algérie) et l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea), dans le cadre du projet Groundwater Arena.

L’analyse s’est intéressée au maraîchage à haute valeur ajoutée d’oignons et de tomatesdans trois territoires irrigués au Maghreb : la plaine du Saiss au Maroc, les Zibans en Algérieet le Kairouannais en Tunisie.
D’autant plus qu’au Maghreb, une économie agricole dynamique et porteuse de richesse s’est développée aux dépens de la surexploitation des ressources souterraines  par le déploiement excessif des puits et de forages privés, induisant ainsi de nombreuses conséquences environnementales comme le tarissement des nappes et la dégradation de la qualité des eaux et des sols, et rendant vulnérables les agricultures qui en dépendent.

En parallèle de cette dynamique, un bon nombre d’activités indirectes s’est développé en amont et en aval des filières de production (commerçants, distributeurs, fournisseurs d’équipement, de semences, d’intrants, etc.). Ces acteurs de la chaîne d’approvisionnement , habituellement décrits comme « informels », « non structurés », et comme participants à « l’exploitation anarchique des eaux souterraines » opèrent souvent en marge des politiques publiques.

D’après cette étude, ces acteurs sont les catalyseurs du développement de l’irrigation par les eaux souterraines. Ils contribuent à l’amélioration de la production et à l’accès au marché, fournissent des prestations complémentaires tels que des crédits et des subventions et participent en plus à la dissémination de l’information et de l’innovation.
Elle considère aussi que les services formels d’assistance agricole (banque, assurances, formation, information technique…) ne sont pas suffisants ou peu adaptés à cette économie récente.

Source AgriMaroc

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